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Métadonnées sur les indicateurs

NomInfections nosocomiales à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)
Nom abrégé ou autre nom

Infections nosocomiales à SARM

DescriptionTaux, ajusté selon les risques, d’infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) diagnostiquées au cours d’un séjour à l’hôpital
InterprétationUn faible taux est souhaitable. Un taux plus élevé doit cependant être interprété avec prudence, car il peut indiquer une meilleure surveillance.
Dimension du cadre de PSS

Extrants du système de santé : Services sécuritaires

Nature des besoins

Aller mieux

Couverture géographique

Ensemble des provinces et des territoires

Niveau de déclaration et désagrégation

National, Provincial et territorial, Régional, Établissement

Résultats de l’indicateur
Identification de l’indicateur
NomInfections nosocomiales à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)
Nom abrégé ou autre nom

Infections nosocomiales à SARM

Description et calcul de l’indicateur
DescriptionTaux, ajusté selon les risques, d’infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) diagnostiquées au cours d’un séjour à l’hôpital
Calcul : description

On obtient le taux d’infections nosocomiales à SARM, ajusté selon les risques, en divisant le nombre observé de sorties avec une infection nosocomiale à SARM dans chaque hôpital par le nombre prévu de sorties avec une infection nosocomiale à SARM dans cet hôpital, puis en multipliant le quotient par le taux moyen d’infections nosocomiales à SARM au Canada.

L’indicateur est exprimé comme le nombre de sorties de l’hôpital associées à un diagnostic après l’admission d’infection à SARM sur 10 000 jours-patients.

L’unité d’analyse est une sortie de l’hôpital.

Calcul : affectation géographique

Endroit où les services sont offerts

Calcul : type de mesure

Taux - Taux par 10 000 jours-patient

Calcul : ajustement

Covariables utilisées pour l’ajustement selon les risques:
Âge, sexe, immunodéficience, indice de comorbidité, transfert d’un hôpital de soins de courte durée

Pour obtenir une description détaillée de ces covariables et de la méthode d’ajustement selon les risques, consultez les Annexes sur les infections nosocomiales.

Calcul : méthode d’ajustement

Régression logistique

Dénominateur

Description :
Nombre de jours-patients d’un établissement de soins de courte durée au cours d’un exercice
Inclusions :
1. Admission dans un établissement de soins de courte durée (type d’établissement = 1)
2. Sexe inscrit : homme ou femme
3. Durée du séjour : 2 jours ou plus

Exclusions :
1. Abrégés comportant un âge non valide
2. Abrégés comportant une date d’admission ou de sortie non valide
3. Abrégés de mortinaissances ou de donneurs décédés (catégorie d’admission = R ou S)
4. Abrégés comportant certains diagnostics de santé mentale (code de diagnostic principal du groupe F10-F99 de la CIM-10-CA).

Numérateur

Description :
Sorties avec une infection à SARM diagnostiquée au cours d’un séjour à l’hôpital
Inclusions :
Abrégés hors Québec :

1. Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) en tant que cause de maladies (CIM-10-CA : B95.6) comme type 3 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 et code d’infection (consulter les Annexes sur les infections nosocomiales.) comme type 2 dans la même série

OU

2. Infections à staphylocoques (CIM-10-CA : A49.0, J15.2, G00.3, L00, M00.0–) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 dans la même série

OU

3. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 dans la même série

OU

4. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 3 et infection après une procédure (CIM-10-CA : T80.2, T81.4, T82.6, T82.7–, T83.5, T83.6, T84.5–, T84.6–, T84.7, T85.7 ou T88.0) comme type 2 et complications de soins médicaux ou chirurgicaux (CIM-10-CA : Y60-Y84) et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 dans la même série

OU

5. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 3 et

a. Avortement compliqué d’une infection (CIM-10-CA : O03.0, O03.5, O04.0, O04.5, O05.0, O05.5, O07.3, O08.0–) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 dans la même série

OU

b. Autres infections obstétricales (CIM-10-CA : O98.502, O98.802) comme type M, 1, 2, W, X, Y et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 dans la même série

Abrégés du Québec :

1. Staphylococcus aureus en tant que cause de maladies (CIM-10-CA : B95.6) comme type 3 ou C
et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1, 2 ou C et code d’infection (consulter les Annexes sur les infections nosocomiales) comme type 2 sur le même abrégé

OU

2. Infections à staphylocoques (CIM-10-CA : A49.0, J15.2, G00.3, L00, M00.0–) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1 ou 2 sur le même abrégé

OU

3. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1, 2 ou C sur le même abrégé

OU

4. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 3 et infection après une procédure (CIM-10-CA : T80.2, T81.4, T82.6, T82.7–, T83.5, T83.6, T84.5–, T84.6–, T84.7, T85.7 ou T88.0) comme type 2 et complications de soins médicaux ou chirurgicaux (CIM-10-CA : Y60-Y84) et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1, 2 ou C sur le même abrégé

OU

5. Sepsie à Staphylococcus aureus (CIM-10-CA : A41.0) comme type 3 et

a. Avortement compliqué d’une infection (CIM-10-CA : O03.0, O03.5, O04.0, O04.5, O05.0, O05.5, O07.3, O08.0–) comme type 2 et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1, 2 ou C sur le même abrégé

OU

b. Autres infections obstétricales (CIM-10-CA : O98.502, O98.802) comme type M, 1, 2, W, X, Y ou C et résistance à la méthicilline (CIM-10-CA : U82.1) comme type 1, 2 ou C sur le même abrégé

Contexte, interprétation et points de référence
Justification

Depuis quelques années, on observe une augmentation du taux de résistance aux agents antimicrobiens couramment utilisés en milieu hospitalier, ce qui entraîne des séjours prolongés à l’hôpital, des taux de mortalité accrus et l’augmentation des coûts des soins de santé. Le SARM constitue une problématique en matière de soins aux patients dans les hôpitaux de soins de courte durée.

Cet indicateur mesure le taux, ajusté selon les risques, d’infections à SARM diagnostiquées durant un séjour dans tous les hôpitaux de soins de courte durée au Canada. L’ICIS a fait appel à des experts-conseils cliniques de partout au pays pour l’élaboration de définitions et de méthodologies d’ajustement selon les risques qui permettront de comparer les résultats de l’indicateur entre les établissements de soins de courte durée.

Le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) fournit les taux bruts et les tendances en matière d’infections liées aux soins de santé pour 60 établissements canadiens sentinelles utilisant les définitions normalisées. Plusieurs provinces et territoires ont mis en place des programmes de surveillance des infections à SARM et certains en soumettent les données à leurs ministères. Toutefois, les définitions varient selon la province et le territoire, ce qui nuit à la comparabilité. Lorsque cela est possible, les définitions des indicateurs de l’ICIS sur les infections nosocomiales ont été alignées sur les définitions élaborées et révisées par le PCSIN.

La série d’indicateurs de l’ICIS sur les infections nosocomiales ne vise pas à remplacer les programmes de surveillance puisque le but des 2 ensembles de données est différent. Les indicateurs de l’ICIS serviront plutôt de complément aux programmes de surveillance existants.

  • Ils serviront à la déclaration pancanadienne à l’échelle nationale, provinciale et régionale, de même qu’à l’échelle des établissements.
  • Ils aideront les établissements ainsi que les provinces et territoires à surveiller leurs taux d’infections nosocomiales et à les comparer à la moyenne canadienne (dans le cas des provinces et territoires) ou à la moyenne nationale du groupe semblable (dans le cas des établissements).
  • Ils permettront aux établissements ainsi qu’aux provinces et territoires de suivre les changements au fil du temps et de mesurer l’efficacité de leurs stratégies de réduction des infections nosocomiales.
  • Ils permettront aux établissements, aux provinces et aux territoires dont les ressources sont limitées de surveiller et de déclarer les infections nosocomiales, de même que d’apprendre les uns des autres plus efficacement et avec moins de ressources.
Interprétation

Un faible taux est souhaitable. Un taux plus élevé doit cependant être interprété avec prudence, car il peut indiquer une meilleure surveillance.

Dimension du cadre de PSS

Extrants du système de santé : Services sécuritaires

Nature des besoins

Aller mieux

Objectifs et points de référence

Sans objet

Références

Agency for Healthcare Research and Quality. Technical Specifications: Patient Safety Indicators, Appendices — Version 4.5 (PDF 5.42 Mo). 2013.

Institut canadien d’information sur la santé. Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième version, Canada, version 2015. 2015.

Conly J. Antimicrobial resistance in Canada. CMAJ. Octobre 2002.

Drosler S. Health Care Quality Indicators Project, Patient Safety Indicators Report 2009: Annex (PDF 748.20 Ko). 2009.

Mulvey MR, Simor AE. Antimicrobial resistance in hospitals: how concerned should we be?. CMAJ. Février 2009.

Quan H, Li B, Couris CM, et al. Updating and validating the Charlson comorbidity index and score for risk adjustment in hospital discharge abstracts using data from 6 countries. American Journal of Epidemiology. Mars 2011.

Ramirez Mendoza JY, Daneman N, Elias MN, Amuah JE, Bush K, Couris CM, Leeb K. A comparison of administrative data versus surveillance data for hospital-associated methicillin-resistant Staphylococcus aureus infections in Canadian hospitals. Infection Control and Hospital Epidemiology. 2017 (Sous presse).

Disponibilité des sources de données et résultats
Sources des données

BDCP, BDMH

Années de données disponibles

Type d’année :

Première année de données disponibles :

Dernière année de données disponibles :
Année en cours

Couverture géographique

Ensemble des provinces et des territoires

Niveau de déclaration et désagrégation

National, Provincial et territorial, Régional, Établissement

Mise à jour des résultats
Fréquence de mise à jour
Résultats de l’indicateur

Outil Web :


URL :

Mises à jour

Sans objet

Énoncé de qualité
Mises en garde et limites

Certaines incohérences dans les données pourraient nuire à l’interprétation de l’indicateur. Ces incohérences pourraient découler des différences entre les méthodes de test ou de dépistage du SARM employées dans les établissements, ainsi qu’entre les méthodes de consignation de l’information dans les dossiers des patients. En collaboration avec des experts-conseils cliniques et des représentants des programmes provinciaux de surveillance, l’ICIS a mené une série d’études de corrélation entre les données des programmes provinciaux de surveillance et celles de la base de données administratives. Une bonne corrélation entre les cas d’infections à SARM consignés dans la base de données administratives et ceux déclarés par le programme de surveillance de l’Ontario a été établie. Une corrélation plus étroite a été observée entre les cas d’infections à SARM déclarés par le programme de surveillance de l’Alberta et les cas d’infections nosocomiales à SARM consignés dans la base de données administratives (Ramirez Mendoza et al., 2017).

Cet indicateur ne vise pas à déterminer le nombre de patients chez qui des analyses ont révélé la présence de SARM, mais plutôt les infections qui en découlent au cours de l’admission. L’indicateur ne permet pas non plus de distinguer si l’infection à SARM a été contractée à l’hôpital ou dans la collectivité (avant l’admission). Il mesure plutôt le taux global d’infections à SARM consignées comme diagnostic après l’admission. Pour limiter la saisie des infections contractées dans la collectivité, nous excluons les séjours de moins de 2 jours. En raison du manque d’information temporelle sur le diagnostic, il n’est également pas possible de différencier les infections nouvellement diagnostiquées des infections récurrentes.

Même si nous reconnaissons les limites des données administratives pour la déclaration des infections nosocomiales, les résultats de cet indicateur peuvent servir de point de départ pour le suivi des progrès en matière de sécurité des patients et de qualité des données des programmes de surveillance et des bases de données administratives.

Problèmes relatifs à l’établissement des tendances

Sans objet

Commentaires

Sans objet